Un drame insoutenable a été évité de justesse le vendredi 19 septembre 2025, à Akassato, dans la commune d’Abomey-Calavi. Une fillette de 10 ans a survécu à une tentative d’étranglement perpétrée par un homme de 26 ans, de nationalité togolaise.
Selon les informations rapportées par DB Médias, l’incident s’est produit aux environs de 12 h 30 dans un champ de manioc, à proximité de l’ancien domicile du général Mathieu Kérékou. L’agresseur, vêtu d’un boubou blanc, a été surpris par le gardien d’une maison voisine et un témoin, alors qu’il serrait violemment le cou de l’enfant. « J’étais là quand le gardien, machette en main, m’a demandé de l’accompagner. Sur place, nous avons vu un homme qui asphyxiait une fillette », a confié un témoin.
Rapidement maîtrisé par les riverains, le suspect a été remis à la police puis présenté au tribunal d’Abomey-Calavi. Compte tenu de la gravité des faits, il a été transféré à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), où il a été placé sous mandat de dépôt le 23 septembre. Son procès a été renvoyé au 5 novembre prochain.
La victime, identifiée comme élève en classe de CM1, a été immédiatement conduite à l’hôpital après que son école eut alerté ses parents.
Cet acte ne peut être réduit à une simple agression physique : il s’inscrit dans le spectre des violences basées sur le genre (VBG), car il cible une enfant de sexe féminin, vulnérable et exposée aux rapports de domination. Les données montrent que les filles sont les principales victimes de violences physiques et sexuelles, souvent perpétrées dans le silence et l’impunité.

Terre et Femme condamne fermement cette tentative d’étranglement et rappelle que la protection des enfants, en particulier des filles, doit être une priorité nationale. Chaque acte de VBG met en lumière la nécessité urgente de renforcer les mécanismes de prévention, d’accompagnement des victimes et de sanctions exemplaires pour les agresseurs.


