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‎Violence basée sur le genre et technologie : une nouvelle frontière alarmante

‎‎‎À l’ère du numérique, les violences basées sur le genre prennent des formes inédites et de plus en plus insidieuses.

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 5 mai 2025 · 2 min de lecture

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‎À l’ère du numérique, les violences basées sur le genre prennent des formes inédites et de plus en plus insidieuses.

L’extension de nos vies dans les espaces virtuels a ouvert la voie à de nouvelles formes d’agressions ciblant les femmes et les filles, uniquement en raison de leur genre.

Désormais, les violences sexistes ne s’arrêtent plus aux frontières physiques : elles pénètrent les foyers, les téléphones portables, les écrans d’ordinateur, brouillant les limites entre la sphère publique et privée, entre le réel et le virtuel.
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‎Cette violence facilitée par la technologie se manifeste à travers des pratiques multiples telles que le chantage à la sextorsion, le partage non consenti d’images intimes, la publication d’informations personnelles (doxxing), le cyberharcèlement, les discours haineux, l’usurpation d’identité numérique ou encore l’espionnage électronique à des fins de contrôle ou d’agression.

Certaines de ces attaques commencent en ligne, mais trouvent leur prolongement dans le monde physique, créant un continuum de violence dont l’issue peut parfois être dramatique, jusqu’au féminicide.
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‎Les conséquences de cette violence sont profondes. Elles affectent la santé mentale, la sécurité, l’accès à l’espace public numérique et la participation des femmes à la vie démocratique.

En se censurant ou en se retirant des espaces numériques pour se protéger, les femmes se retrouvent exclues des débats, des opportunités professionnelles et de la vie civique.
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‎Face à cette menace croissante, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) déploie un programme mondial intitulé Making All Spaces Safe. Il vise à garantir un accès rapide et sûr à des services de prise en charge pour les survivantes, dans les domaines médical, social et juridique.

L’UNFPA milite également pour des politiques publiques adaptées, des lois protectrices et la conception de technologies respectueuses de la vie privée et de la sécurité des femmes.
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‎Des campagnes de sensibilisation comme Le virtuel est réel et bodyright sont également menées pour dénoncer ces violences et soutenir l’autonomisation des victimes, dans un contexte où chaque espace, physique ou numérique, doit devenir un lieu sûr.
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