
Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre une jeune femme battue et traînée au sol par son conjoint à N’Djamena. La scène a provoqué une onde de choc et ravive les appels à la protection effective des droits des femmes au Tchad.
Le 25 mai dernier, une vidéo captée par un téléphone portable a mis en lumière une scène d’une violence glaçante dans un quartier populaire de N’Djamena. On y voit un homme battre sa compagne à coups de ceinture, avant de la tirer violemment au sol sous le regard choqué de quelques témoins. L’agresseur, selon des sources concordantes, serait un commerçant connu dans la zone.
Identifiée sous le prénom de Salma d’après les informations relayées par le média Sidwaya.info , la jeune femme aurait été battue après une dispute domestique. La vidéo, largement partagée, a soulevé un tollé général. Des internautes, des activistes et plusieurs organisations féministes tchadiennes ont immédiatement réagi pour dénoncer l’inaction et l’impunité autour des violences faites aux femmes.
Ce cas, bien que filmé et exposé publiquement, ne semble pas encore avoir donné lieu à une arrestation. L’absence de réaction rapide des autorités judiciaires et policières interroge : que vaut la vie d’une femme face à la violence patriarcale lorsqu’elle est normalisée dans les foyers, ignorée par les institutions, ou reléguée à la sphère privée ?
Dans un pays où les violences conjugales restent encore largement tues, ce drame révèle une réalité trop souvent occultée. Face à cette ombre persistante, des voix de femmes et d’allié·es s’élèvent, réclamant justice et transformation profonde des institutions.
Bienvenue LOKOSSOU

