
À N’Djamena, une femme a été retrouvée amputée des deux mains après avoir été ligotée à un arbre pendant trois jours par son époux. Ce drame conjugal, d’une violence extrême, met une nouvelle fois en lumière les violences impunies faites aux femmes en Afrique.
Une femme tchadienne a été amputée des deux mains après avoir été ligotée à un arbre par son mari durant trois jours, sans eau ni nourriture, à N’Djamena. Le drame est survenu après un conflit survenu pendant le Ramadan. Forcée de rentrer chez son époux après s’être réfugiée chez une amie, elle a été attachée les mains derrière le dos, au moyen d’une corde trop serrée, provoquant une gangrène irréversible.
Selon les propos de la victime, recueillis après les faits par les médias dont Flash Burkina Faso, son mari aurait tenté de « soigner » les blessures en versant de l’eau chaude salée sur ses mains, aggravant la douleur et les lésions. « Au quatrième jour, il m’a détachée, mais mes mains étaient déjà insensibles », a-t-elle confié. L’infection avait déjà progressé à un stade critique, menant à l’amputation.
Aujourd’hui, la victime se retrouve seule, mère d’un jeune enfant, marquée à vie par un acte de torture domestique. L’homme, quant à lui, se trouverait actuellement à Bagassola, toujours en liberté selon les informations rapportées.
À N’Djamena, l’affaire a provoqué de nombreuses réactions. Des citoyen·nes, militant·es et organisations féministes ont exprimé leur colère face à l’absence de réponse judiciaire immédiate. Plusieurs voix dénoncent le silence autour des violences conjugales, longtemps reléguées au second plan, et pointent du doigt les défaillances dans la prise en charge des victimes et la poursuite des auteurs.
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