
Au Nigeria, la sénatrice Natasha Hadiza Akpoti, avocate et élue du Parti Démocratique Populaire (PDP), a été suspendue pour six mois par ses collègues législateurs. Cette décision est intervenue un jour seulement après qu’elle a déposé une pétition accusant le président du Sénat, Godswill Akpabio, de harcèlement sexuel.
Selon sa plainte, le président du Sénat l’aurait approchée à plusieurs reprises, lui demandant des faveurs sexuelles en échange d’un soutien dans son travail parlementaire.
Son exclusion temporaire a été votée par la majorité des sénateurs, consolidant une décision prise sous l’autorité de Godswill Akpabio lui-même.
Le Sénat nigérian compte 109 membres, dont seulement quatre sont des femmes. Cette affaire jette de nombreuses réactions et met en lumière la réalité des rapports de force au sein des institutions politiques du pays.

