Violences sexuelles

Lokossa : 15 ans de prison pour atteintes graves sur mineure et séquestration

Le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa a prononcé, ce lundi, une peine de 15 ans de réclusion criminelle à l’encontre de S.M., reconnu coupable d’atteintes sexuelles sur mineure, séquestration,…

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 28 mai 2025 · 1 min de lecture

Le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa a prononcé, ce lundi, une peine de 15 ans de réclusion criminelle à l’encontre de S.M., reconnu coupable d’atteintes sexuelles sur mineure, séquestration, et complicité de vol. Les faits se sont produits en 2022 dans la commune de Houéyogbé, département du Mono.

D’après les éléments du dossier, l’accusé aurait profité d’une sortie dans sa palmeraie pour exercer des pressions psychologiques et physiques sur la fille de son épouse, qu’il avait prise en lévirat.

La jeune fille, alors mineure, aurait été rendue vulnérable avant d’être contrainte à subir des actes répétés. L’auteur aurait ensuite usé de menaces pour l’empêcher de parler.

Suite à cette situation, la mère de la jeune victime l’aurait envoyée chez une tante à Womey afin de l’éloigner de l’environnement nuisible. Mais l’accusé serait parvenu à reprendre contact avec elle, l’incitant à subtiliser le téléphone de sa tante. Il aurait ensuite organisé son retrait du domicile pour la garder dans un autre lieu durant trois jours, période au cours de laquelle de nouveaux sévices lui auraient été infligés.

Interpellé et placé en détention, S.M. a reconnu les faits devant la cour, tout en avançant que la jeune fille aurait exprimé son accord.

Une déclaration balayée par le ministère public, représenté par le 2ème substitut du procureur Nicoli Giovani Judicaël ASSOGBA, qui a fermement établi les éléments constitutifs des infractions.

Le parquet a requis 15 ans de réclusion criminelle et 60 000 francs CFA de dommages-intérêts au profit de la tante, dont le téléphone avait été dérobé.

Verdict du tribunal

Le tribunal, présidé par Albert Pascal AGBOTON, a suivi les réquisitions du parquet. L’accusé a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, à une amende de 500 000 francs CFA, et au paiement de 60 000 francs CFA de dommages-intérêts pour le préjudice matériel causé.

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