
Sous les toits d’une maison familiale de Pikine, au Sénégal, se jouait un drame silencieux. Bassirou Sall, 62 ans, ancien immigré en Côte d’Ivoire, est aujourd’hui face à la justice pour des actes qui glacent le sang : le viol répété de sa nièce de 12 ans, une élève de CE2.
”C’était un prédateur méthodique”, souligne le procureur lors de l’audience du 12 janvier 2025. L’homme avait orchestré son piège avec une patience calculée.
D’abord des billets de 1000 francs, puis 2000, accompagnés de compliments qui ont gagné la confiance de l’enfant. Jusqu’au jour où le prix de ces “cadeaux” est devenu insoutenable.
Derrière la façade du tailleur prétendument atteint de déficience mentale se cachait une manipulation systématique.
Les viols se sont succédé pendant des mois, chaque agression scellée par un billet et des menaces. La fillette, prisonnière de ce cycle infernal, n’a trouvé d’autre échappatoire que la fugue.
C’est dans un commissariat de Pikine que l’horrible vérité a éclaté. Face à sa famille venue la chercher, la petite victime a désigné son bourreau du doigt : son oncle, présent ce jour-là. Les examens médicaux ont confirmé l’impensable, révélant des “séquelles de manœuvres sexuelles antérieures”.
Hier, dans la salle d’audience du Tribunal de Pikine-Guédiawaye, Bassirou Sall a tenté de se réfugier derrière une prétendue maladie mentale.
Une défense balayée par le procureur qui a requis 30 ans de réclusion criminelle. Le verdict final sera rendu le 4 février prochain.

