Violences sexuelles

Bohicon : dix ans de prison ferme pour des violences sexuelles sur une fillette de 4 ans

La justice béninoise a tranché avec fermeté. À Bohicon, un homme de 30 ans a été condamné à dix ans de prison ferme pour des violences sexuelles sur une enfant de quatre ans.

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 26 février 2026 · 2 min de lecture

Bohicon : dix ans de prison ferme pour des violences sexuelles sur une fillette de 4 ans



La justice béninoise a tranché avec fermeté. À Bohicon, un homme de 30 ans a été condamné à dix ans de prison ferme pour des violences sexuelles sur une enfant de quatre ans. Une décision qui rappelle l’urgence de protéger les enfants et de briser l’impunité face aux violences sexuelles, encore trop répandues en Afrique de l’Ouest.

Les faits : une agression déjouée grâce à la vigilance

Les faits remontent au 6 décembre 2025, dans le quartier Zoungoudo à Bohicon. Selon l’article publié par Le Potentiel sous la plume du journaliste Médard C, La fillette jouait dans la concession familiale lorsqu’un voisin l’aurait attirée sous un faux prétexte. Alertée par un jeune témoin, la mère de l’enfant est intervenue rapidement avec l’aide de riverains, empêchant que la situation ne dégénère davantage.
Cette réaction collective a permis l’interpellation immédiate du suspect, mettant fin à l’agression et enclenchant la procédure judiciaire.

Un verdict ferme face à des preuves accablantes

Jugé par la chambre des infractions commises à raison du sexe du Tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey, le prévenu, déjà connu des services judiciaires, a été reconnu coupable d’attouchements sexuels sur mineure.
Outre les dix années d’emprisonnement ferme, la juridiction a prononcé une amende d’un million de FCFA au profit du Trésor public et un million de FCFA de dommages-intérêts à verser à la victime. Les éléments médicaux et les témoignages concordants ont pesé lourd dans la décision, malgré les tentatives de dénégation de l’accusé à l’audience.

Au-delà du verdict, une alerte pour la protection des enfant

Cette condamnation envoie un signal fort : les violences sexuelles sur mineur·e·s ne seront plus tolérées. En 2026, selon des estimations croisées d’ONG africaines et d’agences internationales, plus d’un enfant sur cinq en Afrique de l’Ouest est exposé à des violences sexuelles avant l’âge de 18 ans, souvent dans un environnement de proximité.

Pour Terre et Femme, ONG et web média engagé·e contre les violences sexuelles, cette affaire rappelle une vérité dérangeante : la protection des enfants ne repose pas seulement sur la justice, mais aussi sur la vigilance communautaire, l’éducation et la dénonciation systématique des abus. Chaque condamnation est une avancée, mais la prévention reste le vrai combat.

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