Un prêtre béninois a été interpellé pour des faits présumés de viol sur une jeune fille mineure. L’affaire, révélée par le journaliste Serge N., met en lumière le silence prolongé de la victime et relance le débat sur la protection de l’enfance face aux violences sexuelles.
Un prêtre béninois a été arrêté pour des accusations de viol sur mineure. Selon les informations disponibles, les faits remonteraient à deux ans. La victime, qui nourrissait le rêve de devenir religieuse, aurait gardé le silence par peur et par honte. C’est finalement son père qui a découvert l’existence des abus, en lisant son journal intime.« Depuis ces événements, ma fille n’était plus la même, elle avait perdu goût à l’école et s’était éloignée de la paroisse », a confié un proche de la famille sous anonymat.
L’arrestation du prêtre a suscité de vives réactions. Pour Maître A. K., juriste spécialisé en droits de l’enfant, « cette affaire doit servir d’exemple. Il est impératif que la justice béninoise sanctionne de tels actes avec fermeté afin de protéger les mineurs ».De leur côté, certaines organisations féministes et de défense de l’enfance appellent à accompagner la victime. « Au-delà du procès, il est crucial que cette jeune fille bénéficie d’un suivi psychologique et d’une prise en charge adéquate.
La société doit cesser de culpabiliser les victimes », a plaidé une responsable de l’ONG Protection de l’Enfance Bénin.L’affaire, toujours en cours d’instruction, relance le débat sur la responsabilité des institutions religieuses dans la prévention des abus, ainsi que sur la nécessité de renforcer les mécanismes de signalement et de protection des enfants victimes de violences sexuelles.


