VBG

‎Au nord du Nigéria, les femmes s’imposent comme actrices majeures de la lutte contre les violences basées sur le genre

‎‎‎‎Dans une région marquée par de fortes traditions patriarcales, des Nigérianes unissent leurs voix et leurs forces pour dénoncer les violences sexistes, renforcer la paix et favoriser la cohésion sociale.‎‎Dans le…

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 5 mai 2025 · 2 min de lecture

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‎‎Dans une région marquée par de fortes traditions patriarcales, des Nigérianes unissent leurs voix et leurs forces pour dénoncer les violences sexistes, renforcer la paix et favoriser la cohésion sociale.
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‎Dans le nord du Nigéria, longtemps dominé par des normes patriarcales rigides, un mouvement conduit par des femmes prend de l’ampleur. Portées par leur détermination, ces dernières s’organisent pour combattre les violences basées sur le genre (VBG) et revendiquer un rôle actif dans la construction de la paix au sein de leurs communautés.
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‎Historiquement écartées des processus de médiation et de consolidation de la paix, les femmes de cette région s’emparent aujourd’hui de l’espace public pour réclamer justice et dignité.

Elles soutiennent les survivantes, sensibilisent les populations à la gravité de la violence domestique et œuvrent à un changement de perception sociétale. Leur combat va bien au-delà de la dénonciation : il s’inscrit dans une volonté profonde de redéfinir les rapports de genre dans un contexte où l’instabilité sociale est exacerbée par les conflits.
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‎Une enquête menée en 2019 par le Bureau national des statistiques du Nigéria révèle que 30 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences physiques, tandis que 68 % ont été victimes de violences émotionnelles, économiques ou sexuelles.

Pour Hafsat Muhammad Baba, cheffe de l’Initiative globale pour les femmes et les enfants (GIWAC), basée à Kaduna, cette réalité alarmante constitue un frein majeur à la paix. « Nous ne pouvons pas parler de consolidation de la paix tant que les femmes vivent dans la peur chez elles », insiste-t-elle.
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‎Face à l’inefficacité des institutions officielles et à la faiblesse de l’application de la loi, les organisations de femmes comblent les vides laissés par l’État.

À travers des campagnes de sensibilisation, des actions communautaires et des structures de soutien, elles participent activement à la guérison des victimes tout en favorisant la réconciliation et le dialogue. Ces initiatives contribuent également à créer une culture de la non-violence.
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‎Binta Adamu Bello, de l’Agence nationale pour l’interdiction de la traite des êtres humains (NAPTIP), collabore étroitement avec des associations comme GIWAC pour renforcer la lutte contre la traite des femmes et les violences domestiques. Ces synergies permettent non seulement de porter assistance aux victimes, mais aussi de poser les jalons d’un changement durable.
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‎Au-delà de la défense des droits humains, ces actions affirment le rôle crucial des femmes comme artisanes de paix dans une société encore profondément inégalitaire. Dans cette dynamique, leur engagement devient non seulement un acte de résistance, mais aussi un vecteur essentiel de transformation sociale.
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