
Blé, maïs, riz, soja, pommes de terre, lentilles… Ces cultures essentielles nourrissent l’humanité, mais leur avenir est incertain face au changement climatique. Une étude menée par l’université Aalto en Finlande, publiée dans Nature Food, met en lumière les régions du monde où la production agricole risque d’être la plus impactée par l’augmentation des températures.
Des cultures en péril sous l’effet du réchauffement
Dès un réchauffement de 2 °C, jusqu’à 31 % des terres agricoles dans les basses latitudes – notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord – pourraient ne plus offrir des conditions climatiques adaptées à ces cultures. À 3 °C, ce chiffre grimpe à 48 %, menaçant ainsi la sécurité alimentaire de millions de personnes.
Les chercheurs définissent un « risque considérable » lorsque 25 % des zones agricoles perdent leurs conditions climatiques optimales en raison de changements en température, précipitations et aridité.
Selon cette analyse, les régions tropicales et subtropicales sont les plus vulnérables. À 3 °C de réchauffement, 69 % des terres cultivées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ainsi que 60 % en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, seraient touchées.
Les grandes cultures mondiales , blé, maïs, riz et soja, qui fournissent les deux tiers des calories consommées dans le monde sont particulièrement sensibles à ces bouleversements climatiques.
Cependant, toutes les régions ne sont pas affectées de la même manière. Dans les hautes latitudes, notamment en Amérique du Nord, les terres propices à l’agriculture pourraient s’étendre et offrir de nouvelles opportunités de production et d’adaptation.
À l’inverse, les pays des basses latitudes, souvent déjà confrontés à l’insécurité alimentaire et à des défis économiques, verront leurs difficultés s’accentuer.
Face à cette menace croissante, l’adaptation des systèmes agricoles et le développement de cultures résilientes deviennent des enjeux majeurs pour assurer la sécurité alimentaire mondiale.

