Climat & environnement

SOMMET NATIONAL DES JEUNES SUR LA BIODIVERSITÉ : Les jeunes engagés autour de l’accord Kunming-Montréal

La deuxième édition du Sommet national des jeunes sur la biodiversité s’est tenue à l’Espace Vert Hôtel d’Abomey.

Par awudokpo · Publié le 25 novembre 2025 · 2 min de lecture

La deuxième édition du Sommet national des jeunes sur la biodiversité s’est tenue à l’Espace Vert Hôtel d’Abomey. Organisé par Bénin Youth Biodiversity, ce rassemblement, prévu sur trois jours, a réuni des jeunes acteurs engagés dans la protection de l’environnement afin de renforcer leurs connaissances et leur rôle dans la mise en œuvre de l’accord Kunming-Montréal et des Stratégies et Plans d’Action Nationaux pour la Biodiversité (SPANB).

Pour cette édition, les échanges se sont articulés autour du thème : « Jeunesse, technologies et souveraineté écologique : innover pour protéger et conserver la biodiversité ». Les travaux ont permis de revisiter plusieurs enjeux majeurs liés à la préservation de la nature.

L’un des principaux points abordés concerne l’accord Kunming-Montréal, adopté en 2022, qui constitue aujourd’hui la feuille de route mondiale en matière de biodiversité. Les participants ont été sensibilisés à l’objectif phare « 30 × 30 » : conserver 30 % des écosystèmes terrestres et marins et restaurer 30 % des zones dégradées d’ici 2030. Cet engagement implique des transformations structurelles dans la gestion des espaces naturels, la gouvernance environnementale et l’implication active des communautés locales, notamment des jeunes.

Le sommet s’est également penché sur le rôle des technologies dans la conservation. Dans un contexte où près de la moitié de la population mondiale a moins de 30 ans, les outils numériques apparaissent comme un levier stratégique. Des plateformes d’identification d’espèces, des systèmes de géolocalisation, ou encore des bases de données interactives facilitent aujourd’hui la collecte d’informations, la surveillance des écosystèmes et la participation citoyenne à la conservation. Les jeunes sont encouragés à s’approprier ces solutions afin de renforcer la documentation des espèces et la prise de décision environnementale.

Un autre axe de réflexion a porté sur la souveraineté écologique, qui met en avant l’importance de développer des solutions adaptées aux réalités locales. Les discussions ont montré que la gestion durable des ressources nécessite une connaissance fine des contextes culturels, économiques et sociaux. Les initiatives communautaires, comme la mobilisation de fonds pour des projets de conservation ou la valorisation des savoirs endogènes, illustrent cette volonté d’ancrer les actions dans les besoins et les capacités spécifiques de chaque territoire.

Ce premier panal a ainsi permis de mettre en lumière l’engagement croissant de la jeunesse dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité, tout en soulignant la nécessité de renforcer les outils, les compétences et les approches locales pour atteindre les objectifs internationaux.

Partager :

Dans la même rubrique