Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), les niveaux de dioxyde de carbone (CO₂) dans l’atmosphère ont atteint en 2024 des sommets historiques, annonçant un réchauffement climatique durable et plus intense.
Les concentrations de méthane et de protoxyde d’azote, deux autres puissants gaz à effet de serre, ont également atteint des records, accentuant les risques pour le climat mondial.Cette augmentation résulte principalement des activités humaines : combustion de combustibles fossiles, incendies de forêt, changements d’affectation des terres et production industrielle, notamment celle du ciment.
Le CO₂, présent naturellement mais majoritairement issu de ces activités, représente environ trois quarts des émissions responsables du réchauffement climatique. Les concentrations atmosphériques dépassent désormais 425 parties par million, soit 50 % de plus que les niveaux préindustriels, et près de 60 % de cette hausse est intervenue depuis 1990.
Les gaz à effet de serre emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère, provoquant une élévation des températures et la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes. « La chaleur accumulée par le CO₂ et les autres gaz accélère le changement climatique et menace notre sécurité économique et sociale », alerte Ko Barrett, secrétaire général adjoint de l’OMM.
Les puits de carbone naturels, qui absorbent habituellement la moitié du CO₂ émis chaque année, sont fragilisés par le réchauffement. Les forêts, devenues plus sèches et sujettes aux incendies, et les océans, dont la capacité de stockage diminue avec l’augmentation des températures, ne parviennent plus à compenser totalement les émissions.
Le méthane, bien que présent en très faible proportion dans l’atmosphère, est responsable d’environ 25 % du réchauffement planétaire. Ses concentrations ont progressé de 166 % par rapport aux niveaux préindustriels, principalement à cause de l’activité humaine : fuites liées à l’exploitation des combustibles fossiles, agriculture, élevage, gestion des déchets et incendies de biomasse.
Le protoxyde d’azote, quant à lui, atteint désormais 338 parties par milliard, soit 25 % de plus qu’avant l’ère industrielle, et provient essentiellement de l’usage d’engrais et de l’intensification agricole.
Les scientifiques préviennent que si aucune mesure concrète n’est prise pour réduire ces émissions, les effets du réchauffement continueront de s’aggraver, menaçant les écosystèmes, la sécurité alimentaire et le bien-être des populations.


