
Lagos, 15 février 2024 ,Yetunde, une étudiante nigériane de 22 ans, a été retrouvée morte dans des circonstances atroces après avoir rencontré un homme connu sur Facebook. Ce drame, survenu le 12 février, relance les débats sur la sécurité en ligne et les violences genrées au Nigeria, où les féminicides et les crimes rituels restent un fléau malgré les efforts des associations.
Selon les enquêteurs et la police nigériane, Yetunde avait noué une relation virtuelle avec Abdulrahman Mohd Ballo, un guide religieux présentant une image pieuse sur les réseaux sociaux.
Après des semaines d’échanges et des promesses de mariage, l’étudiante s’est rendue à son domicile à Lagos pour une rencontre, informant au préalable une amie de ses intentions.
Son corps mutilé a été découvert lors d’une perquisition déclenchée après la disparition signalée par sa famille.
Les autorités ont trouvé des outils de torture et des dizaines de paires de chaussures féminines, suggérant des crimes antérieurs. Abdulrahman Mohd Ballo, en garde à vue, nie toute implication, mais fait face à des charges pour meurtre et profanation de cadavre.
Ce crime survient dans un pays où 48 % des femmes déclarent avoir subi des violences physiques ou psychologiques (ONU Femmes, 2023). Les plateformes sociales, bien que vecteurs de lien, deviennent des terrains à risque : 62 % des Nigérianes interrogées par TechHerNG affirment avoir été harcelées en ligne.
« Les prédateurs exploitent la quête d’affection et les pressions sociales autour du mariage », explique Amina Bello, coordinatrice de Women’s Rights Watch Nigeria. « L’État doit réguler les réseaux et sensibiliser les jeunes, surtout dans les universités. »
Si le lien direct avec l’environnement n’est pas explicite ici, les crimes rituels alimentent souvent des trafics illégaux (organes, animaux protégés), exacerbant les pressions écologiques.
Par ailleurs, l’absence d’espaces publics sécurisés – due à la dégradation urbaine – contraint les rencontres à domicile, augmentant les risques.
La police promet une enquête « rapide et transparente », sous la pression de hashtags comme #JusticeForYetunde.
Initiatives citoyennes : L’ONG Stand to End Rape lance des ateliers gratuits sur la sécurité numérique.
- Appel international : La CEDEAO exige un renforcement des lois contre la cybercriminalité.
Conseils aux utilisateurs de réseaux sociaux
1. Vérifier les profils : Rechercher des incohérences dans les photos ou les publications.
2. Éviter les rencontres isolées : Privilégier les lieux publics et informer un proche.
3. Signaler les comportements suspects: Utiliser les outils de signalement des plateformes.
Yetunde, décrite par ses proches comme « brillante et bienveillante », rêvait de devenir médecin. Une cagnotte a été ouverte pour soutenir sa famille.


