Quand la violence conjugale tue encore
Un nouveau drame lié aux violences basées sur le genre a endeuillé la ville de Douala ce lundi 23 février 2026. Une femme a été mortellement agressée par l’homme présenté comme son compagnon, alors qu’elle tentait de lui échapper en cherchant refuge dans un établissement scolaire du quartier CCC, au lieu-dit « Source ».
Selon les informations recueillies parJ.P. Mboyo ; Napasa , la victime fuyait une situation de danger imminent. Rattrapée par son agresseur, elle n’a pas survécu à cette violence extrême, survenue en plein jour, dans un espace censé protéger et non exposer à la mort.
Dans un geste de courage, une autre femme a tenté de s’interposer pour sauver la victime. Elle a été grièvement blessée et prise en charge. Ce fait rappelle une réalité trop souvent passée sous silence : les violences conjugales ne touchent jamais une seule personne, elles traumatisent des familles, des témoins, des quartiers entiers.
Sous le choc, des habitants ont tenté de s’en prendre à l’auteur présumé des faits. L’intervention rapide des forces de sécurité a permis d’éviter un lynchage et d’interpeller le suspect, désormais placé à la disposition de la justice. Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes et les responsabilités.
Au-delà du fait divers, ce drame pose une question de fond : combien de femmes devront encore mourir avant que les violences conjugales soient traitées comme une urgence nationale ? Fuir un compagnon violent n’est pas un choix, c’est souvent un acte de survie. Et trop souvent, cette fuite arrive trop tard.
Ce féminicide remet à table l’impérieuse nécessité de renforcer la prévention, l’écoute, les mécanismes d’alerte et la protection effective des femmes victimes de violences. Car protéger les droits des femmes, ce n’est pas un slogan : c’est une obligation morale, sociale et institutionnelle.



