Féminicides

Korhogo : une nouvelle victime des violences faites aux femmes

La ville de Korhogo a été secouée par un drame atroce : Yéo Fatoumata, résidente locale, a été retrouvée morte dans sa maison après un viol.

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 10 octobre 2025 · 2 min de lecture

Korhogo : une nouvelle victime des violences faites aux femmes

La ville de Korhogo a été secouée par un drame atroce : Yéo Fatoumata, résidente locale, a été retrouvée morte dans sa maison après un viol.

L’auteur présumé, un jeune homme du quartier, a été interpellé dans un village proche et est désormais en garde à vue. L’enquête, conduite par la BRI Korhogo, devra faire la lumière sur ce crime abject.

Un acte de violence prémédité

Les faits remontent au samedi 30 août 2025. Ce jour-là, les voisins, alarmés par le silence prolongé dans la maison de Mme Fatoumata, ont alerté les forces de l’ordre. En entrant dans les lieux, ils ont découvert le corps nu de la victime, portant de multiples traces de coups, confirmant qu’il ne s’agissait pas d’une mort naturelle.

La Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Korhogo a ouvert immédiatement une enquête. Les premières investigations ont conduit les policiers à Cosrou, dans la localité de Dabou, où le principal suspect, connu sous le surnom « Cocotier », avait pris la fuite. Il a été arrêté et ramené à Korhogo pour être entendu.

Lors de son interrogatoire, le suspect a d’abord nié les faits, avant d’avouer. Il a expliqué avoir profité de l’absence du mari de la victime pour pénétrer chez elle. Après avoir forcé une entrée ou frappé à la porte comme visiteur, il serait passé à l’acte.

La version qu’il a donnée décrit une montée d’agression : Mme Fatoumata aurait d’abord tenté de fuir dans sa chambre, mais l’agresseur l’aurait suivie, brisé la porte, violée. Craignant d’être reconnu, il aurait ensuite choisi de la tuer pour éviter d’être identifié. Il emporte également des biens : 300 000 FCFA et quelques effets personnels.Un mois plus tard, la BRI l’a localisé à Cosrou et l’a interpellé, mettant fin à sa cavale.

Une violence féminicide qui secoue Korhogo

La mort de Mme Fatoumata suscite l’émoi dans tout Korhogo. Beaucoup la décrivent comme une femme tranquille, respectée dans son quartier. Son mari, sous le choc, est désormais seul.Cette tragédie s’ajoute à la longue liste des violences basées sur le genre (VBG) en Côte d’Ivoire.

Elle rappelle que, derrière les chiffres et les lois, ce sont des vies, des familles et des vies brisées. Pour Terre & Femme, il ne suffit plus de condamner : il faut agir. Renforcer la protection juridique des femmes, assurer des enquêtes impartiales et rapides, garantir que le genre ne soit pas un motif de vulnérabilité, voilà les réformes urgentes à mener.

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