Climat & environnement

Intelligence artificielle : une innovation gourmande en eau qui interroge la justice climatique

Derrière la puissance des outils d’intelligence artificielle, désormais omniprésents dans l’éducation, les médias, la santé ou l’économie, se cache une réalité environnementale largement ignorée.

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 31 décembre 2025 · 1 min de lecture

Intelligence artificielle : une innovation gourmande en eau qui interroge la justice climatique

Derrière la puissance des outils d’intelligence artificielle, désormais omniprésents dans l’éducation, les médias, la santé ou l’économie, se cache une réalité environnementale largement ignorée.

Une part importante de l’eau consommée par ces technologies est destinée au refroidissement des centres de données indispensables au fonctionnement de modèles comme ChatGPT. Un usage invisible, mais aux conséquences bien réelles pour les ressources naturelles.

Selon plusieurs études, l’empreinte carbone mondiale de l’intelligence artificielle est estimée entre 32,6 et 79,7 millions de tonnes de CO₂, un volume comparable aux émissions annuelles combinées de l’énergie et des transports d’une grande métropole comme New York.

À l’heure où l’IA s’impose comme un levier d’innovation incontournable, ces chiffres soulèvent une question centrale : à quel prix écologique se construit le progrès technologique ?Pour Terre et Femme, cette problématique dépasse le simple cadre environnemental. Dans de nombreuses régions du monde, notamment en Afrique, les femmes sont en première ligne face au stress hydrique, à la raréfaction de l’eau et aux effets du changement climatique.

L’accaparement silencieux des ressources par des infrastructures numériques énergivores accentue ainsi des inégalités déjà existantes, entre Nord et Sud, mais aussi entre genres.

Face à ce constat, les experts plaident pour une transformation profonde des centres de données : recours massif aux énergies renouvelables, optimisation des systèmes de refroidissement et mise en place de normes environnementales contraignantes. Sans régulation, le paradoxe est frappant : une technologie souvent présentée comme une solution au changement climatique pourrait, à terme, en devenir un accélérateur.

Pour Terre et Femme, penser l’avenir numérique impose donc une approche éthique et inclusive : une innovation qui respecte la planète, protège les ressources vitales et intègre les voix des femmes, trop souvent absentes des décisions technologiques alors qu’elles subissent de plein fouet leurs impacts. La transition numérique ne peut être durable sans justice climatique et sans égalité de genre.

Partager :

Dans la même rubrique