
À Gurugram, Radhika Yadav, joueuse de tennis de niveau national âgée de 25 ans, a été abattue par son propre père alors qu’elle préparait un repas pour l’anniversaire de sa mère. Un drame profondément enraciné dans les injonctions sexistes et la culture de la honte.
Radhika Yadav, 25 ans, étoile montante du tennis indien, a perdu la vie sous les balles de son père, jeudi matin, à leur domicile de Gurugram. Selon la police, le crime s’est produit alors que la jeune femme s’affairait en cuisine pour l’anniversaire de sa mère.
D’après les informations publiées par The Current ,Le suspect, Deepak Yadav, a reconnu les faits lors de sa garde à vue. Il a déclaré aux enquêteurs avoir été submergé par les moqueries des villageois, qui le présentaient comme un homme dépendant financièrement de sa fille, et colportaient des rumeurs sur sa vie privée. Refusant que Radhika poursuive ses activités sportives, il lui aurait demandé à plusieurs reprises de fermer son académie de tennis. Face à son refus, il a décidé de la tuer.
Le meurtre de Radhika relance une nouvelle fois le débat sur les violences intrafamiliales et les crimes d’honneur, qui continuent de faucher des femmes ambitieuses, indépendantes et libres. Ce féminicide, tragiquement banal dans certaines sociétés patriarcales, soulève une indignation croissante sur les réseaux sociaux et dans les milieux féministes, qui réclament justice pour la jeune athlète.
Radhika, au-delà de son parcours sportif, incarnait l’image d’une génération de femmes indiennes déterminées à briser les carcans sociaux. Elle laisse derrière elle un vide immense, dans le cœur de ses proches et sur les courts qu’elle animait.
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