Féminicides

Féminicide à Abengourou : une étudiante de l’INFAS poignardée par son partenaire

Le calme du quartier Plateau, à Abengourou, a été brisé dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 octobre. Une jeune étudiante de l’INFAS a été mortellement poignardée par son compagnon venu d’Abidjan.

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 8 octobre 2025 · 2 min de lecture

Féminicide à Abengourou : une étudiante de l’INFAS poignardée par son partenaire

Le calme du quartier Plateau, à Abengourou, a été brisé dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 octobre. Une jeune étudiante de l’INFAS a été mortellement poignardée par son compagnon venu d’Abidjan. Le drame relance une fois encore le débat sur les violences conjugales et la protection des femmes.

Une nuit d’horreur au quartier PlateauIl est un peu plus de 22 heures ce lundi lorsque K. T. N. É, 39 ans, blanchisseur domicilié à Abidjan, arrive à Abengourou pour rendre visite à sa compagne, B. Annick, 25 ans, étudiante en première année à l’Institut National de Formation des Agents de Santé (INFAS).Selon des voisins, le couple traversait une période tendue.

Les disputes au téléphone étaient devenues fréquentes, mais rien ne laissait présager une telle issue.Aux environs de minuit, les cris et bruits sourds provenant de la chambre d’Annick réveillent le voisinage. En sortant, un habitant aperçoit le compagnon de la jeune femme, un couteau à la main. Quelques instants plus tard, le silence s’installe à nouveau.

Un drame aux allures de cauchemar

Alertés, les voisins et propriétaires forcent la porte. À l’intérieur, la scène est insoutenable : Annick gît au sol, baignant dans une mare de sang. À ses côtés, son compagnon, grièvement blessé après avoir tenté de se donner la mort.Prévenus, les services de police interviennent rapidement. La jeune femme est déclarée morte sur place, tandis que l’homme est évacué d’urgence à l’hôpital.

Son pronostic vital, selon une source médicale, n’est pas engagé.Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.

La jeunesse d’Abengourou endeuillée

À l’INFAS, la consternation est totale. Les camarades d’Annick décrivent une étudiante studieuse, joyeuse et ambitieuse. « Elle rêvait de devenir infirmière pour aider les autres. Sa disparition nous laisse sans voix », confie l’une de ses amies, les larmes aux yeux.Encore un féminicide de trop.

Ce nouveau drame vient s’ajouter à la longue liste de violences conjugales enregistrées dans le pays. Il rappelle l’urgence d’agir contre les féminicides et la banalisation de la violence dans les couples.

Pour l’initiative Terre et Femme, cette tragédie met en lumière la nécessité d’un accompagnement psychologique et juridique renforcé pour les femmes en situation de vulnérabilité.Derrière chaque fait divers, c’est une vie, une histoire, un avenir fauché. Et tant que ces violences continueront, aucune société ne pourra se dire réellement en paix.

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