Climat & environnement

Climat : le monde toujours sur la voie d’un réchauffement de 2,5 °C selon l’ONUMalgré les promesses, la planète reste loin des objectifs de l’Accord de Paris.

À deux jours de l’ouverture de la COP30 à Belém, au Brésil, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) tire la sonnette d’alarme : les politiques climatiques actuelles conduisent la planète vers un…

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 4 novembre 2025 · 2 min de lecture

Climat : le monde toujours sur la voie d’un réchauffement de 2,5 °C selon l’ONUMalgré les promesses, la planète reste loin des objectifs de l’Accord de Paris.

À deux jours de l’ouverture de la COP30 à Belém, au Brésil, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) tire la sonnette d’alarme : les politiques climatiques actuelles conduisent la planète vers un réchauffement compris entre 2,3 °C et 2,5 °C d’ici la fin du siècle.

Ce niveau dépasse largement la limite fixée par l’Accord de Paris, qui visait à maintenir l’augmentation de la température mondiale « bien en dessous de 2 °C » et, si possible, à 1,5 °C.Selon le rapport, seuls un tiers des pays ont soumis à temps leurs plans actualisés de réduction des émissions.

En 2024, les gaz à effet de serre ont encore augmenté de 2,3 %, principalement en raison de la consommation accrue de charbon, de gaz et de pétrole. L’Inde, la Chine, la Russie et l’Indonésie figurent parmi les principaux contributeurs, tandis que les émissions des États-Unis ont légèrement progressé (+0,1 %).Pour António Guterres, secrétaire général des Nations Unies, « notre mission est simple mais difficile : faire en sorte que tout dépassement du seuil de 1,5 °C soit aussi faible et aussi bref que possible ».Il appelle les États à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, condition essentielle pour espérer stabiliser la température mondiale.

Une urgence climatique et sociale

Au-delà des chiffres, ces projections révèlent une menace directe pour les populations les plus vulnérables. Les impacts du réchauffement , sécheresses, inondations, pertes agricoles, insécurité alimentaire touchent d’abord les femmes, les enfants et les communautés rurales dépendantes des ressources naturelles.

Les engagements financiers restent, eux aussi, très en deçà des besoins. Moins de 1 % des budgets publics dans de nombreux pays est consacré à la prévention des catastrophes et à l’adaptation climatique.Pourtant, selon le PNUE, investir aujourd’hui dans la résilience permettrait de préserver des décennies de développement et d’éviter des pertes humaines et économiques considérables.

À l’approche de la COP30, la communauté internationale fait face à une évidence : sans une accélération majeure des actions climatiques, le monde s’expose à des conséquences irréversibles.Limiter la hausse des températures n’est plus un objectif symbolique c’est désormais une question de survie collective.

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