
La Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis consultatif marquant, affirmant qu’un environnement propre, sain et durable est indispensable pour garantir aux populations leurs droits fondamentaux, notamment l’accès à l’eau, à l’alimentation et au logement. Ces enjeux, défendus de longue date par les États africains, trouvent ainsi un écho juridique au plus haut niveau.
L’avis souligne également que les pays développés ont l’obligation d’aider les pays en développement à s’adapter au changement climatique. Ce soutien doit se traduire par des financements, le partage des technologies d’adaptation et l’accompagnement pour renforcer les capacités des États les plus vulnérables face au réchauffement.
La CIJ a validé une approche fondée sur les droits humains, en reconnaissant le droit à la vie, à la santé et à un environnement sain comme essentiels. Elle a précisé que les obligations liées au climat s’appliquent erga omnes : elles concernent tous les États, qui ont une responsabilité collective de les respecter. Une reconnaissance qui renforce les revendications africaines pour plus de justice climatique et la prise en compte des inégalités face aux impacts du dérèglement.
Cette position ouvre la voie à des contestations plus directes : les projets liés aux combustibles fossiles tels que l’octroi de licences pour des mines de charbon pourraient désormais être remis en cause au nom des droits fondamentaux et de l’accès à l’eau.

En Afrique du Sud, cette avancée juridique s’inscrit dans la continuité de la loi sur le changement climatique adoptée en 2024. Ce texte prévoit une réduction progressive puis l’élimination des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, tout en orientant le pays vers une économie sobre en carbone et résiliente face aux effets du réchauffement.

