Climat & environnement

Changements climatiques et inégalités de genre : une double menace pour les femmes

Les changements climatiques ne sont pas neutres en matière de genre. Partout dans le monde, les femmes, en particulier celles vivant dans des zones rurales ou vulnérables, subissent de plein fouet les conséquences de la…

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 5 février 2025 · 2 min de lecture

Les changements climatiques ne sont pas neutres en matière de genre. Partout dans le monde, les femmes, en particulier celles vivant dans des zones rurales ou vulnérables, subissent de plein fouet les conséquences de la crise environnementale.

La sécheresse, les catastrophes naturelles et la raréfaction des ressources exacerbent les inégalités sociales, limitant leur accès aux moyens de subsistance, à la santé et à la sécurité.

Les femmes en première ligne de la crise climatique

Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, l’agriculture constitue l’un des principaux secteurs d’emploi pour les femmes. Cependant, avec l’augmentation des sécheresses et des précipitations irrégulières, elles doivent redoubler d’efforts pour assurer la production alimentaire et le bien-être de leur foyer.

Cette pression accrue pousse parfois les filles à abandonner l’école pour épauler leur famille, perpétuant ainsi un cycle d’inégalités.

Les catastrophes naturelles amplifient également les vulnérabilités existantes. Les études montrent que les femmes ont un taux de mortalité plus élevé lors des ouragans, des inondations ou des vagues de chaleur, notamment en raison d’un accès limité à l’information, aux ressources et aux moyens d’évacuation.

Après ces événements, elles sont aussi plus exposées aux violences basées sur le genre, comme la traite humaine et les mariages forcés.

Vers une approche inclusive et féministe de l’action climatique

Si les femmes sont parmi les plus affectées par les changements climatiques, elles sont aussi porteuses de solutions. De nombreuses initiatives locales montrent que l’autonomisation des femmes améliore la résilience des communautés face aux crises environnementales.

En Amazonie brésilienne, par exemple, des militantes dénoncent le racisme environnemental et défendent les droits des populations autochtones tout en luttant pour la préservation des forêts.

Les experts s’accordent sur la nécessité d’adopter une approche intersectionnelle pour répondre efficacement à la crise climatique. Cela implique de prendre en compte les réalités spécifiques des femmes autochtones, migrantes, handicapées ou issues de minorités, qui subissent de multiples discriminations.

Comme l’affirme Matcha Phorn-In, défenseuse des droits des femmes en Thaïlande : « Si vous êtes invisible dans la vie de tous les jours, vos besoins ne seront pas pris en compte en temps de crise. »

Financer les organisations féministes et les initiatives locales est une des clés pour bâtir une résilience climatique durable. Il est essentiel d’intégrer la voix des femmes dans les décisions politiques et de promouvoir une transition écologique qui tienne compte des inégalités sociales. Car lutter contre les changements climatiques, c’est aussi œuvrer pour l’égalité.

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