
La Grèce traverse une période météorologique marquée par des écarts de température sans précédent. Ce week-end, le pays a enregistré un record de chaleur pour un mois de mars, avec une température atteignant 31,4 degrés à Livadia .
Selon l’Observatoire national d’Athènes,Ce pic exceptionnel, plus caractéristique d’un mois de mai, s’explique en partie par la présence d’un voile de poussière saharienne dans l’atmosphère.
Ces conditions extrêmes s’inscrivent dans une tendance plus large liée au changement climatique, qui accentue la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques inhabituels.
En parallèle, une interdiction nationale de faire du feu en milieu rural reste en vigueur jusqu’au 18 mars, une mesure préventive après une vague récente d’incendies de forêt.
Dès mardi, une inversion brutale des températures est attendue. Une masse d’air froid devrait s’abattre sur le pays, entraînant une chute du mercure et des précipitations neigeuses.
À Athènes, où les températures ont atteint 27 degrés ce week-end, le thermomètre ne dépassera pas 11 degrés dans les prochains jours.
Ce basculement soudain représente une menace pour le secteur agricole, notamment dans la région de Macédoine, où le gel annoncé pourrait sévèrement endommager les arbres fruitiers en pleine floraison.
La Grèce subit de plein fouet les effets du dérèglement climatique, après avoir connu son été le plus chaud jamais enregistré et un hiver anormalement doux en 2023-2024.

