
Douala, Cameroun , Jacqueline Essimbi a été battue à mort par Bertrand Essomba, officier de police et père de son enfant. Les faits se sont produits après plusieurs alertes ignorées et un message explicite de menace publié un mois auparavant par le suspect lui-même.
Selon des proches, la jeune femme subissait depuis longtemps des violences conjugales répétées, documentées par des messages et témoignages accablants. L’officier, malgré ces antécédents, ne faisait l’objet d’aucune mesure de protection ni de poursuites sérieuses.
Ce drame frappe dans un contexte judiciaire particulièrement sensible. La récente libération controversée du meurtrier de Diane Yangwo par la juge Medou Dany L’or à Douala continue de provoquer l’indignation.
Pour de nombreuses militantes des droits des femmes, cette décision symbolise une impunité institutionnelle qui encourage les violences mortelles à l’égard des femmes.
Les associations féministes et les défenseur·ses des droits humains appellent à une réforme immédiate de la justice camerounaise pour que cessent les protections tacites accordées aux auteurs de violences basées sur le genre.


