
Le 1er mai 2025, dans un appartement situé à Stains, en région parisienne, le corps sans vie de Bamba Banassa, une étudiante ivoirienne de 29 ans, a été découvert.
La jeune femme, engagée et déterminée, poursuivait un master en sociologie en France. Elle a été sauvagement égorgée, selon les premiers éléments de l’enquête, dans le domicile de son ancien compagnon, principal suspect désormais en fuite.
Originaire de Côte d’Ivoire, Bamba n’était pas simplement une étudiante étrangère en quête de savoir. Elle était aussi actrice du changement, très impliquée dans le tissu associatif local, notamment dans des causes liées à la justice sociale et à la solidarité internationale.
Pour beaucoup, elle représentait cette jeunesse africaine résiliente qui porte haut les couleurs de l’engagement et de la dignité.
Malgré l’horreur du drame, les grands médias français sont restés étrangement silencieux. Une absence de traitement médiatique qui interroge : que vaut la vie d’une femme noire, étrangère, lorsqu’elle est assassinée sur le sol français ? Ce silence nourrit la colère de nombreux militants et militantes, qui dénoncent l’invisibilisation systémique des violences faites aux femmes racisées.
La famille demande justice
Aujourd’hui, la famille de Bamba Banassa, soutenue par la communauté ivoirienne et de nombreux collectifs féministes, exige vérité et justice.
Une mobilisation s’organise pour que la lumière soit faite sur les circonstances de ce féminicide, et que le suspect réponde de ses actes devant la justice.
Ce drame n’est pas un fait divers. C’est un cri étouffé, une vie volée, une promesse fauchée.
Il urge de considérer chaque femme, quelle que soit son origine, comme un être digne de protection, de justice et de mémoire.


