
La 29ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO) accueillera une adaptation cinématographique très attendue : Une si longue lettre, chef-d’œuvre de Mariama Bâ. Réalisé par la cinéaste sénégalaise Angèle Diabang, ce film sera présenté dans la catégorie « Perspectives ».
Une adaptation contemporaine du roman de Mariama Bâ
Mariama Bâ, icône de la littérature africaine, a marqué des générations avec Une si longue lettre, un roman puissant sur la condition féminine, l’exil intérieur et la polygamie.
Touchée par cette œuvre lors de sa jeunesse, Angèle Diabang a choisi d’en faire une adaptation cinématographique, renouvelant son regard en y intégrant un accent particulier sur la solidarité féminine.
Ce long-métrage est une tentative de transmettre les messages intemporels du roman aux nouvelles générations, tout en réinterprétant certaines thématiques à travers une sensibilité actuelle.
Angèle Diabang : une réalisatrice au service du cinéma africain
Angèle Diabang, figure montante du cinéma africain, a débuté en tant que monteuse avant de réaliser des œuvres remarquées, notamment le documentaire Sénégalaises et Islam (2007). En 2006, elle a créé Karoninka, une société de production qui soutient la créativité locale et l’inclusion féminine dans l’industrie.
Avec plusieurs récompenses à son actif, dont le Poulain de bronze au FESPACO 2019, la réalisatrice continue de défendre une vision du cinéma ancrée dans les réalités africaines.
Un rendez-vous majeur pour le cinéma panafricain

Le FESPACO 2025, qui se déroulera du 22 février au 1ᵉʳ mars à Ouagadougou, sera une célébration des identités culturelles africaines.
Avec 235 films issus de 48 pays, le festival mettra en lumière le cinéma panafricain sous toutes ses formes. Cette édition introduira également deux nouvelles distinctions : le Prix Thomas Sankara du panafricanisme et le Prix du public, témoins du renouvellement de cet événement emblématique.
Soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le film Une si longue lettre symbolise un dialogue entre littérature et cinéma, offrant un nouveau souffle au roman de Mariama Bâ tout en rendant hommage à son impact durable sur les questions sociétales africaines.


