
À 30 ans, Candelaria Rivas Ramos a remporté l’Ultra Maratón de los Cañones 2025. Sans sponsor ni entraîneur, chaussée de simples sandales, elle incarne la force et la détermination des femmes face aux inégalités.
Une victoire qui brise les codes
Candelaria Rivas Ramos n’avait rien d’une favorite. Venue de la Sierra Tarahumara, dans l’État de Chihuahua, elle a d’abord marché près de 14 heures pour atteindre le point de départ. Le 15 août 2025, elle a pris part à sa toute première course officielle : 63 kilomètres, avec près de 2 800 mètres de dénivelé. En 7 h 34, elle a franchi la ligne en tête, devançant plus de 300 athlètes expérimentés.
La détermination d’une femme face aux obstacles
Sans sponsor, sans entraîneur, ni équipement moderne, la coureuse a pris le départ avec ce qu’elle possède : ses sandales traditionnelles huaraches, une jupe longue colorée et un simple bâton de bois. Son succès n’est pas seulement sportif : il témoigne de la capacité des femmes à transformer les contraintes en force et à s’imposer dans des espaces où elles sont souvent invisibles.
Chez les Rarámuris, peuple autochtone du nord du Mexique, courir est plus qu’un sport : c’est un acte spirituel, une tradition qui nourrit l’identité collective. En s’imposant dans une compétition internationale, Candelaria Rivas Ramos devient porte-voix d’un double combat : celui d’un peuple marginalisé et celui des femmes qui, malgré l’absence de moyens, repoussent les frontières de ce qu’on pense possible.
Son triomphe rappelle que le leadership féminin ne se construit pas seulement dans les espaces politiques ou économiques, mais aussi dans la capacité à inspirer, à résister et à transformer l’adversité en victoire.
Le symbole
14 heures de marche avant la victoire.
Le parcours de Candelaria Rivas Ramos reflète celui de millions de femmes dans le monde : avancer malgré les obstacles, puiser dans ses racines la force de continuer et franchir la ligne d’arrivée, non pas pour prouver qu’elles peuvent… mais pour rappeler qu’elles l’ont toujours fait.


