Droits des femmes

Maths et inégalités : comment le sexisme génère des obstacles à la réussite des filles

‎‎Les stéréotypes sexistes dans l’éducation contribuent à creuser les inégalités entre filles et garçons dans le domaine des mathématiques.

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 13 février 2025 · 2 min de lecture

Maths et inégalités : comment le sexisme génère des obstacles à la réussite des filles

‎‎Les stéréotypes sexistes dans l’éducation contribuent à creuser les inégalités entre filles et garçons dans le domaine des mathématiques. Dès l’école primaire, les filles sont moins sollicitées par leurs enseignants, renforçant l’idée erronée que les mathématiques ne sont pas pour elles.
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‎Contrairement à une idée reçue, les filles n’ont pas moins d’aptitude pour les mathématiques que les garçons. Cependant, en France comme dans plusieurs pays africains, elles rencontrent davantage d’obstacles liés aux stéréotypes de genre persistants, ce qui impacte leurs résultats scolaires.

En témoignent des cas comme celui de Viviane, une étudiante de 23 ans à l’École normale supérieure de Porto-Novo, autrefois brillante en mathématiques.

Après des résultats parfaits au lycée, elle a commencé à se décourager en prépa, une expérience qu’elle qualifie de traumatisante. Aujourd’hui, elle envisage une réorientation, découragée par un environnement encore trop sexiste.


‎Ce phénomène n’est pas isolé. De nombreuses filles, confrontées à des discriminations invisibles mais tenaces, se détournent des carrières scientifiques, en particulier celles des mathématiques, de l’informatique et de l’ingénierie. Ces domaines restent largement dominés par les hommes, et la situation semble se détériorer dans certaines écoles prestigieuses.

‎L’École polytechnique, par exemple, déplore depuis plusieurs années un faible taux de femmes admises. En 2024, seulement 16 % des candidats étaient des femmes, contre 21 % l’année précédente.

Ce déséquilibre est inquiétant, d’autant plus qu’au Bénin manque cruellement d’ingénieurs.

Selon la Conférence des directeurs des écoles Béninoises d’ingénieurs, il faudrait 20 000 diplômés supplémentaires par an pour répondre à la demande croissante des entreprises, notamment dans les secteurs liés à l’intelligence artificielle.
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‎Véronique Slovacek-Chauveau, présidente d’honneur de l’association Femmes et mathématiques, dès son voyage au Bénin,souligne l’importance d’inclure davantage de femmes dans ces disciplines pour que la France et les autres pays puissent réaliser ses ambitions en matière de sciences et de technologies. « Sans elles, ces ambitions risquent de s’effondrer », prévient-elle.

Il est donc impératif de lutter contre les stéréotypes et de créer un environnement propice à l’égalité des chances pour toutes les étudiantes, afin de surmonter les inégalités persistantes dans les mathématiques.
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