Dans un témoignage publié sur Facebook par Sœur Kinse Annastasia (traduit par Duchess Audrey), une parole rare et puissante dénonce la manière dont certaines religieuses sont réduites au silence et instrumentalisées. Bien au-delà du numérique, ce texte met en lumière un problème ancien : les abus de pouvoir et la fragilisation des femmes consacrées au sein de l’Église catholique.
Des propos chocs qui secouent les réseaux sociaux
« Les sœurs sont faites pour être les épouses des prêtres », rapporte le texte comme les propos tenus par un clerc. Partagé sur Facebook, ce récit accuse certains prêtres d’utiliser la direction spirituelle comme couverture pour des avances, ou de considérer les religieuses comme des tentations au lieu de collaboratrices.
Le témoignage décrit aussi des bienfaiteurs financiers qui exigeraient des compromissions indignes en échange de leur soutien. Derrière l’image de piété, c’est une réalité violente qui surgit : celle de femmes consacrées traitées comme des marchandises, et non comme des partenaires dans la mission de l’Église.
Silence et abus de pouvoir
Selon ce même texte, les abus ne viennent pas uniquement de l’extérieur. Certaines supérieures usent de leur autorité comme d’une arme, réduisant au silence des sœurs déjà vulnérables. Mais ce qui choque surtout, c’est le silence qui protège ces pratiques.« Une Église qui prêche la pureté tout en tolérant la profanation de ses femmes consacrées est une Église qui se moque de son propre Évangile », peut-on lire dans ce cri de révolte. Le double discours mine la crédibilité de l’institution et renforce une culture du secret qui expose davantage encore les religieuses.
Une interpellation pour l’Église et pour les femmes
L’auteure insiste sur le fait qu’elle écrit par amour pour l’Église, mais un amour exigeant, qui réclame vérité et justice. Elle en appelle à des espaces sûrs de dénonciation, sans intimidation, afin de protéger la dignité des femmes consacrées.
Ce texte, même né sur Facebook, rejoint une lutte plus large : celle du féminisme pour la reconnaissance de la dignité des femmes, qu’elles soient laïques ou religieuses. Il rappelle qu’aucune institution, pas même l’Église, n’est exemptée du devoir de protéger celles qui s’y engagent.



