Droits des femmes

Le changement climatique pourrait multiplier les moustiques et aggraver le paludisme

Une recherche qui change la donne Une étude publiée dans Global Change Biology par l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) révèle que le changement climatique pourrait accélérer le cycle de vie des moustiques vecteurs du…

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 6 septembre 2025 · 2 min de lecture

Le changement climatique pourrait multiplier les moustiques et aggraver le paludisme

Une recherche qui change la donne

Une étude publiée dans Global Change Biology par l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) révèle que le changement climatique pourrait accélérer le cycle de vie des moustiques vecteurs du paludisme. Contrairement aux recherches habituelles, menées dans des conditions statiques (27 °C et 80 % d’humidité), l’équipe dirigée par la professeure Maria Luísa Simões a simulé les variations réelles de température et d’humidité actuelles et futures en Afrique de l’Est.

Les moustiques soumis aux conditions climatiques projetées pour la fin du siècle atteignent leur stade adulte une à deux semaines plus tôt. Une accélération qui pourrait multiplier les générations de moustiques et, par conséquent, leur population.

Plus de moustiques, c’est aussi plus de risques de transmission du paludisme, surtout avec l’espèce Anopheles stephensi, originaire d’Asie du Sud mais en pleine expansion en Afrique. Cette espèce, particulièrement adaptée aux zones urbaines, pourrait rendre les épidémies plus difficiles à contrôler dans des villes déjà densément peuplées.

L’étude montre aussi que la hausse des températures et de l’humidité modifie l’immunité des moustiques. Leur système inné s’active davantage, leur permettant de mieux résister aux parasites du paludisme. Mais face à d’autres infections, comme des bactéries, leur défense peut au contraire s’affaiblir.

Des enjeux pour la lutte contre le paludisme

Ces découvertes soulèvent également des interrogations sur l’efficacité des moustiques génétiquement modifiés, utilisés comme solution prometteuse dans la lutte contre le paludisme. Les chercheurs montrent que leurs gènes « on/off » peuvent être Le changement climatique pourrait multiplier les moustiques et aggraver le paludisme aux variations climatiques. En clair, les stratégies actuelles de lutte pourraient perdre en efficacité dans un climat futur plus chaud et plus humide.

Un signal d’alerte

Avec près de 250 millions de cas de paludisme recensés chaque année dans le monde, cette étude met en lumière un risque supplémentaire : celui d’un climat qui accélère le développement et l’adaptation génétique des moustiques. Une alerte scientifique qui appelle à renforcer la recherche et les stratégies de prévention, notamment en Afrique où la maladie fait toujours des millions de victimes.


Partager :

Dans la même rubrique