Littéraire incontournable de la scène africaine, Hemley Boum s’illustre comme l’une des auteures les plus primées de sa génération.
Entre 2010 et 2024, elle a publié cinq romans et décroché douze prix littéraires, un exploit qui interroge : quelle est sa recette secrète ?
La consécration d’Hemley Boum ne cesse de s’affirmer. Rien qu’en mars 2025, elle a remporté deux prix majeurs en l’espace de quatre jours. Le 16 mars, à la 4ᵉ édition du Salon du Livre Africain de Paris, elle a reçu le Grand Prix Afrique 2025 pour son roman Le Rêve du pêcheur.
Quelques jours plus tard, le 20 mars 2025, cette même œuvre a été sacrée par le Prix des Cinq Continents de la Francophonie.
Avec neuf distinctions pour ce dernier livre, Hemley Boum confirme son statut d’écrivaine à succès. Une ascension impressionnante, d’autant plus que toutes ses œuvres, à l’exception de son premier roman, ont été primées.
Dès 2013, son talent est reconnu avec son deuxième roman, Si d’aimer, qui décroche le Prix Ivoire pour la littérature d’expression francophone. S’ensuivent des succès majeurs :
-2015 : Les Maquisards reçoit le Grand Prix littéraire d’Afrique noire.
-2016 : Les Maquisards est à nouveau primé avec le Prix Les Afriques.
-2020 : Les jours viennent et passent est couronné du Prix Ahmadou Kourouma au Salon du livre de Genève.
-2024 : Le Rêve du pêcheur inaugure la première édition du Prix littéraire des Sciences Po, suivi du Prix de l’Algue d’or, du Prix Louis-Guilloux, du Prix Chadourne, du Prix Mont Barbon, du Prix Albert Bichot-Livres en Vigne, du Prix du Salon du livre de Chaumont, et enfin des deux prix obtenus en 2025.
Née à Douala (Cameroun) en 1973, Hemley Boum grandit dans un environnement propice à l’écriture, bercée par l’amour des lettres de sa mère, professeure de français.
Elle se consacre pleinement à l’écriture en 2009, en partageant ses premiers textes sur un blog.
Son premier roman, Le Clan des femmes (2010), aborde la condition féminine en Afrique au XXᵉ siècle, une thématique qu’elle ne cessera d’explorer dans ses œuvres suivantes. De Si d’aimer (2012) à Les Maquisards (2015) et Les jours viennent et passent (2019), ses récits entrecroisent histoire, mémoire et engagement social, avec une plume qui séduit autant le public que les critiques.
Son dernier roman, Le Rêve du pêcheur (2024), l’inscrit définitivement dans le panthéon des écrivaines africaines influentes.
Avec une écriture à la fois poétique et engagée, elle met en lumière les réalités des femmes africaines, un combat qui résonne avec les missions de Terre Femme : promouvoir les droits des femmes et leur donner la place qu’elles méritent dans toutes les sphères, y compris littéraires.
Hemley Boum ne détient peut-être pas de recette magique, mais son succès prouve une chose : la littérature féminine africaine a un avenir grandiose.



