Droits des femmes

Haïti : Une jeune mère de 24 ans meurt de choc après l’assassinat de son bébé par des gangs

‎‎Kenscoff, 15 février 2025 , Eliana Thélémaque, 24 ans, est décédée dans la nuit du 14 février 2025, terrassée par un traumatisme insoutenable : elle avait vu des gangsters jeter son nourrisson de deux mois dans un…

Par Bienvenue Lokossou · Publié le 18 février 2025 · 2 min de lecture

‎‎Kenscoff, 15 février 2025 , Eliana Thélémaque, 24 ans, est décédée dans la nuit du 14 février 2025, terrassée par un traumatisme insoutenable : elle avait vu des gangsters jeter son nourrisson de deux mois dans un feu, lors d’une attaque ciblant la commune de Kenscoff.

Son histoire tragique illustre l’escalade de violences des gangs haïtiens, qui terrorisent des populations déjà vulnérables, en particulier les femmes et les enfants.
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‎Contexte : Une crise humanitaire et sécuritaire ignorée

Haïti traverse une crise multidimensionnelle : selon l’ONU, plus de 40 % des femmes haïtiennes ont subi des violences sexuelles ou physiques liées aux gangs.

Les enfants, utilisés comme armes de guerre ou cibles d’intimidation, paient un lourd tribut. À Kenscoff, zone périphérique de Port-au-Prince contrôlée par des groupes armés, les incendies criminels et les enlèvements sont devenus des outils de terreur courants. 
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‎Le 14 février, Eliana, mère célibataire, a été prise pour cible lors d’une attaque visant à « célébrer » l’expansion territoriale d’un gang. Les assaillants ont allumé un feu et exigé qu’elle y jette son enfant. Refusant, elle a vu son bébé lui être arraché des bras avant d’être projeté dans les flammes. 
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‎« Elle répétait sans cesse : *“J’entends encore ses cris”… Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même », témoigne une voisine ayant assisté à son errance. Emmenée au commissariat de Pétion-Ville, la jeune mère a succombé quelques heures plus tard à un arrêt cardiaque, selon le rapport médical. 
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‎Réactions et impuissance des institutions
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‎Aucune arrestation n’a été annoncée. Les autorités locales, dépassées, peinent à protéger les civils. « Cette atrocité n’est pas isolée. Les gangs utilisent la violence sexiste pour instaurer la peur. L’État doit agir ! », dénonce Marie-Ange Louis, coordinatrice de Solidarité Fanm Ayisyèn, une ONG locale. 
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‎L’ONU Femmes rappelle que moins de 10 % des crimes contre les femmes font l’objet d’enquêtes en Haïti. Pourtant, des solutions existent : renforcer les refuges sécurisés, financer des cellules psychologiques mobiles, et appuyer les associations communautaires. 
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‎‎Les incendies criminels, comme celui ayant coûté la vie au bébé d’Eliana, détruisent aussi les écosystèmes fragiles d’Haïti. « Brûler des maisons ou des terres agricoles aggrave l’insécurité alimentaire et les déplacements forcés », souligne Jean-Claude Pierre, militant écologiste. 
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‎Alors que la MINUJUSTH a quitté le pays en 2023, la communauté internationale reste silencieuse. Des collectes de fonds sont organisées par des ONG locales pour offrir à Eliana des funérailles dignes. 
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